Chapitre · Voix saboteuse

Les 9 voix qui te freinent en silence.

31 mars 2026·7 min de lecture·Louise Seigneur
Profil de femme la main pressée contre sa tempe, dans une pièce baignée d'une lumière chaude tamisée

Dans le travail en neurosciences comportementales, on revient toujours à la même réalité : entre ce que tu veux faire et ce que tu fais réellement, il y a une voix.

Parfois elle dit “c’est trop tôt”. Parfois “qui tu es pour faire ça”. Parfois juste “attends encore un peu”.

Ces voix ne sont pas des ennemies. Ce sont des mécanismes de protection mal calibrés — construits souvent dans l’enfance ou à un moment de forte vulnérabilité, et qui tournent encore en arrière-plan, des années plus tard, sur des situations qui n’ont plus rien à voir.

Les 9 profils les plus fréquents

En m’appuyant sur mes formations en neurosciences et sur mon travail avec des dirigeantes, j’ai identifié neuf profils récurrents :

  1. Le Juge — critique permanente de soi et des autres. Cherche l’erreur avant de chercher la solution.
  2. Le Contrôleur — anxiété face à l’imprévu. Besoin de tout anticiper pour se sentir en sécurité.
  3. L’Hyper-Performeur — valeur personnelle conditionnée aux résultats. Ne sait pas s’arrêter.
  4. L’Hyper-Rationnel — émotions perçues comme une faiblesse. Analyse à l’infini, décide avec retard.
  5. Le Plaisant — besoin d’approbation. Évite le conflit au prix de ses propres besoins.
  6. Le Vigilant — méfiance chronique. Cherche les signaux de danger dans chaque interaction.
  7. La Victime — orientation vers ce qui résiste. Éprouve de la difficulté à mobiliser ses ressources.
  8. L’Évitant — fuit l’inconfort sous toutes ses formes. Procrastine les décisions lourdes de sens.
  9. Le Rabat-joie — minimise ses succès avant même de les vivre. Anticipe la chute.

Aucune de ces voix n’est toi. Ce sont des patterns — appris, donc modifiables.

Ce qu’on fait avec ça

En séance, on commence par identifier ta ou tes voix dominantes. Pas pour les juger, mais pour les nommer — parce qu’une voix nommée perd une partie de son pouvoir.

Ensuite, on travaille sur le “sage” intérieur : cette partie de toi qui sait, qui perçoit sans dramatiser, qui décide sans se punir. Ce sage existe chez chacune. Il est parfois juste recouvert par des années de voix plus bruyantes.

Le travail de coaching neurosciences, c’est de lui redonner de l’espace.

Par où commencer

La prochaine fois qu’une résistance interne te stoppe, pose-toi cette question simple : “Quelle voix est en train de parler ?”

Ce n’est pas magique. Mais c’est un premier pas vers quelque chose de réel.

Louise Seigneur Coach professionnelle certifiée · Neurosciences appliquées au mindset entrepreneurial. Découvrir l'accompagnement →

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